Développements culturels
Points-clés : Montmartre messin / Musées Porte des Allemands et Fort de Queuleu / « Quartier latin » / Nouvelles salles de spectacles / Bilinguisme à l’école
Création d’un « Montmartre messin »
La Ville fera de la réalisation d’un « Quartier de l’artisanat d’art » une priorité stratégique, sur la colline Sainte-Croix.
Il s’agira de favoriser le maintien et l’installation d’ateliers d’artisans dans le périmètre de ladite colline, artisans ébénistes, luthiers, céramistes, relieurs, passementiers, entre autres. Ce projet collectif sera mis en œuvre en vue d’en faire un lieu convivial pour les Messins et une destination culturelle internationale.
La ville de Metz acquerra des locaux en rez-de-chaussée et les proposera à la location à des artisans s’engageant à exercer leur art sur place et à en faire personnellement le commerce.
Des initiations aux arts majeurs, mais aussi à l’artisanat d’art, seront programmées dans ce haut lieu historique, qui devrait retrouver une dynamique touristique et commerciale semblable au quartier de la butte Montmartre à Paris.
Création de deux nouveaux musées
Malgré les efforts déployés par les uns et les autres, l’attrait touristique global de la Ville comme de la Région continue à stagner, les deux seules catégories de tourisme ayant enregistré une hausse de 10 % par an sur les trois dernières années (sources Comité de Tourisme Régional, CTR) étant d’une part le tourisme dit « militaire » et, d’autre part, le tourisme « de mémoire ». Aussi, Metz2008.com s’engage-t-elle à créer deux nouveaux musées.
• Un musée historico-militaire sur le site de la Porte des Allemands.
Il s’agit là en fait d’une réinstallation (puisqu’il existait déjà dans les années 50) destinée à recréer un espace de vie dans ce haut lieu historique. Ce musée sera dédié à l’épopée militaire messine et complétera ainsi l’offre muséographique autour de vraies spécificités de l’agglomération.
• Un musée de la mémoire au Fort de Queuleu.
Depuis des décennies, les différentes associations mosellanes et messines d’Anciens Combattants et Victimes de Guerre réclament avec force la transformation du Fort de Queuleu, et plus précisément de la casemate A de ce fort, en un véritable Musée de la Résistance et de la déportation, autrement dit en un Musée de la mémoire.
D’une façon assez incompréhensible, alors que l’Etat, la Région et le Département ont donné leur accord pour le financement des travaux, seule la municipalité de Metz, propriétaire des lieux et dont la contribution se limiterait à assurer le fonctionnement du musée, y oppose un refus catégorique. Or, le coût trop élevé de ce fonctionnement, invoqué par la municipalité actuelle, est un faux prétexte si l’on en juge par la réussite exemplaire de la ville de Schirmeck (Bas-Rhin), parvenue à hisser son musée à un niveau de notoriété nationale et même internationale, et de ce fait, à le rentabiliser.
Les 3.000 visiteurs annuels que reçoit actuellement le Fort de Queuleu grâce à quelques bénévoles dont il faut saluer la contribution, pourront connaître un accroissement spectaculaire si les conditions d’accueil et de pérennité, soutenues par un effort sensible de communication, sont réunies. Les écoles, lycées, collèges et Universités seraient les bases essentielles de cet effort de communication.
Bien pensée, sérieusement évaluée, en étroite association avec les fédérations
nationales et locales des déportés et internés, telles l’Union Nationale des Associations de Déportés Internés et Familles de disparus (UNADIF) et la Fédération Nationale des Déportés Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP), il ne fait aucun doute que cette réalisation sera à la hauteur de sa voisine alsacienne, tout en rappelant à une population multi générationnelle les sévices et les crimes dont ont été victimes quelque 1.800 Messins et Mosellans en ces lieux de tragique mémoire.
Création d’un « quartier latin »
Le campus de l’île du Saulcy, allié au quartier Saint Marcel, possède tous les éléments pour constituer le « quartier latin » de Metz. Avec plus de 15.000 étudiants, une maison de l’Etudiant, un petit théâtre, une animation culturelle de l’Université de Metz, cette île du Saulcy à la fois proche du centre-ville et éloignée de tout riverain, doit devenir le ferment culturel d’avant-garde, tout en favorisant une symbiose entre culture et divertissement.
Nouvelles salles de spectacle
Metz manque cruellement de lieux permettant d’accueillir environ 500 personnes. Pour pallier cette lacune, deux créations sont prévues :
1. A proximité du campus, le fort du Jardin du Luxembourg sera transformé en un espace de convivialité mis à la disposition du milieu associatif local.
2. Un centre de musiques actuelles
Après la salle de spectacle de grande capacité des « Arènes », Metz2008.com souhaite construire un centre pour des salles de musiques actuelles, destiné à accueillir amateurs et professionnels et ouvert à un public jeune et éclectique.
Un lieu de rencontre et d’ouverture pour ces musiques et pour ce public étant nécessaire, nous proposons de construire un bâtiment dense et compact, à l’image de la réussite de « l’Autre Canal » à Nancy.
Cet équipement disposera d’une superficie de 3.000 m2, pour un coût estimatif de construction de 5 millions d’euros. Deux salles, respectivement de 500 et de 1.000 places seront construites avec une esthétique acoustique efficace, au service des artistes et de la programmation, pour le plus grand plaisir des auditeurs.
Bilinguisme à l’école
Dans un monde globalisé et au sein de l’Union Européenne sans frontières intérieures, avec une liberté de circulation offerte à ses ressortissants, il est désormais impératif de parler plusieurs langues.
Bien que notre situation historique et frontalière nous ait contraints et convaincus depuis longtemps de l’importance des différents parlers, bien des jeunes cependant ne possèdent plus une seconde langue, comme c’était le cas pour leurs grands-parents.
Or, nous devons continuer dans la voie que Metz s’est donnée très tôt dans son histoire en jouant un rôle de passeur de culture entre les mondes germanophone et francophone. Cessons de parler de l’Europe comme d’une entité virtuelle, mais au contraire vivons-la pleinement !
En mettant en place un apprentissage de la langue allemande ou anglaise dès la crèche et en instaurant le bilinguisme à l’école maternelle et primaire, nous offrirons un complément de formation indispensable.
Aujourd’hui à Metz, seules une crèche et une école maternelle et primaire ont cette possibilité. Etant donné que l’apprentissage d’une langue pour un enfant se fait sans difficulté avant l’âge de 7 ans, la généralisation du bilinguisme à toutes les crèches et écoles maternelles et primaires de la commune sera une mesure essentielle. De ce point de vue aussi, il est du devoir d’un maire de préparer un avenir prometteur pour les générations futures.
