Programmation coordonnée pour une culture vivante
Points clés : Programmation repensée des salles de spectacle / Rapprochement avec Nancy / Séances de répétitions ouvertes / Metz, ville de la culture pour tous / Gestion associative des Trinitaires / Art urbain
Programmation repensée des salles de spectacles
La ville de Metz dispose actuellement de trois salles de spectacle, l’Opéra Théâtre, l’Arsenal, et Les Trinitaires, qui sont sous-employées.
Leur programmation devra être repensée pour, en premier lieu, se rapprocher des attentes d’un plus large public, à la recherche d’une activité de loisir culturel.
La programmation fera une place suffisante à des oeuvres de compositeurs ou d’auteurs de grande renommée, permettant à un public désireux d’investir le champ de la musique classique, des spectacles lyriques ou théâtraux.
Au-delà, seront également interprétées des oeuvres s’adressant à un public plus averti, ayant le souhait d’appréhender d’autres formes d’expressions, ou d’élargir son horizon culturel.
Rapprochement avec Nancy
L’Orchestre National de Lorraine doit satisfaire à deux exigences : proposer des concerts de grande qualité et contribuer au rayonnement culturel de Metz et de la Lorraine.
S’il possède les qualités artistiques requises, son public mériterait toutefois d’être élargie. Pour y parvenir, il faut travailler en synergie avec nos voisins nancéiens, et rapprocher l’ONL de l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy ainsi que du Ballet national de Nancy et de Lorraine.
Il est, en effet, fort dommageable de perpétuer des doublons dans chacune des deux grandes métropoles lorraines, distantes seulement de quarante minutes. Le fusionnement permettra de rationaliser le fonctionnement de ces phares de la culture et de les amener à un niveau d’audience réellement internationale.
Séances de répétitions ouvertes
Si la Culture est indispensable, elle doit aussi être accessible. Dans l’objectif de tirer vers le haut un maximum d’auditeurs et spectateurs, nous instaurerons une participation gratuite de tout un chacun aux répétitions aussi bien de l’Orchestre National de Lorraine que de l’Opéra-Théâtre.
De plus, lorsqu’il s’agira de répétitions d’œuvres classiques, il sera demandé au chef d’orchestre ou à un responsable de l’Opéra-Théâtre de commenter le concert ou la pièce en les restituant dans le temps, en en détaillant le contenu, en parlant de leur auteur.
Metz, ville de la culture pour tous.
Metz doit devenir la ville de toutes les cultures. Elle doit pouvoir ouvrir les portes de ses salles de concert, de son Opéra-Théâtre et de ses centres culturels à toutes les formes de cultures, à toutes les époques, à tous les styles, à tous les arts.
Nous favoriserons ainsi une diversification dans la programmation culturelle en proposant des manifestations variées séduisant chaque type de public. Toutes les salles seront exploitées de façon à ce que leurs taux d’occupation soient maximals.
La politique culturelle s’appuiera également sur les initiatives des associations qui le souhaiteront.
L’ensemble des événements musicaux, planifiés tout au long de l’année, devra contribuer pleinement au développement de la scène locale de musiques actuelles et mettra en synergie différents acteurs (associations culturelles, artistes, intermittents du spectacle…).
Gestion associative des Trinitaires
Aujourd’hui, la programmation permanente des Trinitaires est assurée par l’Association Culturelle des Nouveaux Trinitaires (ACNT) créée dans le cadre d’un partenariat entre la société VEGA et l’association LA BATTUCADA (Metz).
Or, ce partenariat ne produit pas de résultats probants : la gestion d’un groupe privé tel que Vega ne permet pas aux Trinitaires d’ouvrir les portes à tous les groupes.
Nous souhaitons faire des Trinitaires un véritable lieu d’expression des musiques actuelles. En accord avec le monde associatif et culturel, nous proposerons de confier pleinement les Trinitaires à une fédération d’associations.
Art urbain
Chacun constate que le tag est une forme d’expression qui peut présenter un réel caractère artistique, mais que trop souvent il s’apparente à de la dégradation d’édifices ou de véhicules. Sensible à cette réalité, et désireux d’ôter à l’art urbain sa connotation négative, nous souhaitons lui réserver des espaces de libre expression. Des surfaces publiques seront dédiées à cet usage, et des concours seront organisés pour promouvoir de jeunes artistes locaux, et leur donner l’occasion d’exprimer leur virtuosité.
Le principe sera d’inviter des artistes à laisser libre cours à leur imagination et talent, sur un thème précis. En accord avec les associations des commerçants messins et les propriétaires, les gagnants pourront décorer les rideaux en fer gris et tristes des commerces du centre, en prenant par exemple pour thème la nature des produits commercialisés à l’intérieur du magasin.
Un double but serait ici poursuivi : d’abord créer une animation et, ensuite, en reconnaissant et respectant les jeunes qui pratiquent cet art, aboutir à une diminution des tags sauvages.
