Cinq questions inhérentes à cette nouvelle Métropole

En quoi cela concerne-t-il les Messins ?

 

La situation économique de Metz, de la Lorraine n’est pas brillante : on perd des emplois dans l’industrie, on n’en crée plus assez dans les services privés, sachant que les services publics au sens large n’ont plus les moyens d’embaucher.

 

Metz va certes bénéficier de l’effet TGV (zone de l’Amphithéâtre…), mais il ne sera jamais à la hauteur des enjeux, des chances de développement, et des créations d’emplois que représentent l’Europôle lorrain et la future métropole régionale.

 

De plus, navette et gare d’interconnexion sont des réponses concrètes apportées aux problèmes de surcoût des carburants et d’engorgement du réseau autoroutier.

 

Qu’ont-ils à y gagner ?

 

- une infrastructure fer à grande vitesse entre Metz et Nancy pourra éviter le recours à la voiture sur l’A31, toujours plus dangereuse.

 

- des équipements de transport concentrés au même endroit à 20 minutes de Metz permettront de se rendre n’importe où en France (train) ou en Europe (avion avec correspondance ou direct grâce à des implantations de compagnies à bas tarif (« low cost » )

 

- des emplois qualifiés en Région…

 

Quel en sera le coût ?

 

Un audit doit être provoqué en toute transparence. Combien coûtera ce qui est prévu aujourd’hui, c’est-à-dire 2 gares d’interconnexion à Cheminot puis à Vandières, comparé à la réalisation unique et immédiate d’une gare d’interconnexion sur l’Aéroport connectée au fer grâce à une nouvelle infrastructure à créer entre Metz et Nancy (dans un premier temps, on peut reprendre entre Metz et l’Aéroport l’ancienne ligne de Frescaty et relier l’Aéroport à Pont-À-Mousson).

 

La réalisation de l’Europôle lorrain doit reposer sur un partenariat fort avec les investisseurs privés.

 

Comment préserver les intérêts des deux villes ?

 

C’est une démarche gagnante / gagnante qui est proposée : le développement de ce secteur serait confié à une structure commune (type syndicat mixte) où les deux agglomérations pèseraient le même poids ; le développement du secteur devrait viser des créneaux où les deux villes sont insuffisamment fortes et où il y a un potentiel de création d’emplois avec des atouts en Région.

 

Et le Luxembourg, et la Sarre ?

 

Sillon Lorrain, Euro District Metz-Saarbrücken, Quattropôle, Sarre-Lor-Lux…, que d’initiatives institutionnelles mais où sont les projets concrets, où est la dynamique gagnant / gagnant ? Certaines comme le quadripôle n’ont pas de réalité sociale pour Metz.
Nous préconisons une coopération sur des projets concrets pilotés par des instances de développement binationales.

 

Exemples : développement de Belval (Esch sur Alzette / Audun-le-Tiche), possibilité de proposer un transport ferroviaire rapide entre Metz et Luxembourg - Saarbrücken, à réfléchir à partir du projet de zone binationale (Brême d’or).